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vendredi 17 janvier 2020

La sagesse des loups.

La sagesse des loups est un livre de Elli H. Radinger qui a étudié les loups au parc de Yellowstone et en Allemagne de nombreuses années.

Ces années d'observation lui ont permis d'apprécier le haut niveau d'intelligence de sociabilité et d'adaptation de cet animal que l'on l'on abat sans pitié en France en le présentant comme un tueur dangereux alors que nous avons sûrement à apprendre de cet animal en matière de coopération et de respect des autres espèces.

De belles photos agrémentent ce très beau livre, après tout le loup est également un bouddha à quatre pattes.

dimanche 1 septembre 2019

Voyage au Japon avec Zizouille et Ninouille.

Des amis de base nature Vercors  sont partis au Japon en tandem et en camping sauvage,  leur voyage a été riche de rencontres et d'émotions ils en ont fait un reportage en collaboration avec diverses écoles.
Vous trouverez également leurs découvertes sur la faune et la flore Japonaise.





Bon voyage à tous et à toutes.

mercredi 1 mai 2019

Eveil et illusions. Bonno soku bodaï.

Dans  une interview de Bernard Stiegler sur thinkerview, il est question à un moment de prise de conscience notamment sur les ravages causés par l'homme sur la planète.

 Il explique "l'otium" qui désigne la façon de vivre d'anciens légionnaires romains qui après avoir massacré, pillé durant la guerre se décide à "vivre bien" :
 Une vie simple et altruiste.

Puis il relate son expérience contemplative dans un jardin zen à Kyoto puis des samouraïs qui étaient des guerriers féroces qui fréquentaient les temples zen et qui ont participé activement à l'essor du zen et des arts qui lui sont liés tels que le jardin de pierres ou la cérémonie du thé.

Il fait également allusion à Saint Julien l'hospitalier de l'ordre mendiant qui dans son ancienne vie massacrait les animaux avant ce que Bernard Stiegler appelle une bifurcation, un changement radical de vie, lui même ancien alcoolique sait de quoi il parle.

Dans le zen on parle de "bonno soku bodaï" les illusions qui deviennent l'éveil (satori).
On utilise l'image de la glace qui change d'état pour devenir de l'eau ou de la vapeur, on dit même que plus nous avons d'illusions plus l'éveil sera grand donc pas la peine d'être un saint pour faire zazen.

Il n'est pas question de trancher avec ses illusions mais par la méditation zen laisser s'opérer la transformation.
Dans le zen que nous pratiquons de nombreux méditants qui avait une vie pleine d'addictions tenaces ont vu leur vie radicalement changé par l'assise méditative.

La méditation zen est autre chose qu'une méthode de guérison miraculeuse pour les dépressifs, une occupation pour les retraités ou une mode pour petit bourgeois en quête de mysticisme bien que tout le monde soit bienvenu.

C'est pourquoi la méditation a sa place en cette période d'effondrement.

L'éveil est à la portée de tous ceux qui en font l'effort, c'est une simple question de sincérité.

 

dimanche 3 février 2019

Permaculture, potager, jardin zen.

Un bilan de notre potager pour cette saison 2018 que nous exploitons depuis le printemps 2017.

Tout d'abord nous avons depuis l'automne 2017 fait des terrasses pour que le potager soit plus facile d'accès et exploitable dans sa totalité.

Nous avons au printemps évacué l'ancienne cabane qui s'était écroulé et construit une nouvelle en bois.

Les tailles du merisier à l'entrée du potager et des arbres alentours nous ont permis de fabriquer du BRF (bois raméal fragmenté) que nous avons étalé l'hiver dernier sur la totalité du potager, nous avons recommencé cet automne.
La totalité du potager a été paillé avec du fumier de cheval en Janvier 2018.

En octobre nous avons créé une butte autofertile sur une nouvelle partie du potager qu'on nous a laissé ce printemps, des châssis froids sont en cours de préparation à cet endroit pour les semis de printemps.

Nous avons au printemps planté des fèves, haricots sabres, petit pois, courges, tomates, poireaux, betteraves, choux qui ont fait la joie des limaces au printemps, peu de rescapés, les détails sont sur le lien en bas de page.

Par contre, nous avons eu énormément de pêches (21 kilos de confitures), du raisin, des figues en quantité et quelques noix.
Et également quelques tomates, des potimarrons, des haricots sabres, fèves, petits pois, poireaux, une betterave et au printemps du cassis, des framboises et quelques fraises.

Voilà, nous apprenons petit à petit à exploiter ce potager sans engrais chimiques ni pesticides.


mardi 1 janvier 2019

Le don dans le zen.

La terre et le ciel donnent. L'air, l'eau, les plantes, les animaux,
les êtres humains, tous se font réciproquement des dons.
Nous vivons dans une inter-relation de dons.
Il est sans importance que quelqu'un soit reconnaissant ou non.
Kodo Sawaki (1880-1965)

 En début d'année, dans les temples zen il y a la traditionnelle cérémonie du fuse où l'on peut faire un don pour aider à la pratique.

Le don (fuse) fait intimement partie de la pratique du zen et du bouddhisme en général.
Il fait partie des 6 perfections ou paramitas qui sont pratiquées par le boddhisatva pour atteindre l'autre rive.
En plus du don, on a les préceptes, la patience, l'énergie, la concentration et la sagesse.

Le don n'est pas seulement matériel, on peut faire don de sa méditation quotidienne à tous les êtres et ne pas la considérer comme une pratique égoïste.
On peut également faire don de son travail, de sa joie de vivre...

Dans ses commentaires du shodoka Kodo Sawaki considère que ne manger que ce qui est nécessaire sans désirer plus, y compris quand on est invité est un don.

Bref, la pratique du don n'est pas seulement matérielle mais nous laisserons néanmoins au dojo une boite à fuse pour ceux désirant pratiquer le don de cette manière.




Bonne année 2019.

L'an passé un moine idiot.
Cette année, rien de nouveau.
Daigu Ryokan (1758-1831)

Ryokan pratiqua assidument zazen avec Maitre Kokusen au temple de Entsu-ji. Aprés la mort de ce dernier, il s'installa dans un ermitage abandonné.
Kokusen lui avait donné le nom de Ryokan, "Vaste Bonté" .

Il se donna par la suite celui de Daigu "Grand idiot".

Il aimait jouer avec les enfants et disait que c'était la plus haute forme du zen.
Après avoir vécu dans la misère toute son existence, il est considéré maintenant comme l'un des plus grands calligraphes, les originaux de ses poèmes sont devenues trésor national du patrimoine japonais.

Ma hutte est au milieu d'une forêt profonde, chaque année l'herbe folle pousse plus drue.
Aucune nouvelle des affaires des hommes. Parfois le chant lointain d'un bucheron.
Le soleil brille et je rapièce ma robe de moine. Lorsque la lune se lève,
je lis des poèmes zen. Je n'ai rien à vous dire,mes amis,
mais si vous voulez comprendre, cessez de pouchasser tant de choses.

Daigu Ryokan 

Bon zazen à tous et à toutes.

samedi 16 juin 2018

Retraite d'été de méditation zen à Saint-Etienne.

Du 21 au 25 Août au Dojo zen de Saint Étienne 9 rue Montaigne.
Cette session est l'occasion de se retrouver pour pratiquer ensemble de manière plus intensive et  de faire un pas de plus.
N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressé.
Ouvert à tous et à toutes.
Plus de renseignements sur http://www.zen-saint-etienne.fr/




lundi 11 septembre 2017

Méditation zen en pleine conscience. Session d'automne du 6 au 8 Octobre 2017, retraite, pratique intensive au dojo.

Session d'automne au Dojo.
Du Vendredi 06  au Dimanche 08 Octobre.
Cette session est ouverte à tous, possibilité de ne participer qu'à une partie de la session selon vos disponibilités.
Il est également possible de dormir au dojo si vous venez de loin.
Tous les détails sont sur notre site: http://www.zen-saint-etienne.fr
Voir sur la page événements pour plus de précisions.
N'hésitez pas à nous contacter si vous désirez plus de renseignements.

lundi 7 août 2017

Bouddhisme zen, méditation et le ventre ce deuxième cerveau. La différence avec la pleine conscience ou mindfulness.

Le documentaire de Cécile Denjean: Le ventre, notre deuxième cerveau montre que les scientifiques ont découvert que nos intestins contiennent des millions de neurones qui échangent avec le cerveau, ce qui remet en cause le rôle du ventre dans le fonctionnement du corps humain et ce n'est que le début.
Le ventre a toujours été dans la méditation zen désigné comme le centre vital de l'homme,  ceci est également propre à la culture Japonaise notamment dans les arts martiaux, même le suicide rituel Japonais "Seppuku ou Hara kiri" consiste à s'ouvrir le ventre, ce qui laisse  penser que les Japonais ont une vue différente de l'endroit où se situe la conscience de l'homme .
KG Durckheim a écrit un ouvrage  à ce sujet: Hara centre vital de l'homme.
Depuis des siècles dans la méditation zen on parle de laisser descendre l'expiration jusqu'à trois doigts sous le nombril où se trouve le "kikai tandem" ou "océan de l'énergie".
Alors  maintenant la science commence à reconnaître que ces vieilles traditions orientales ne sont pas si fantaisistes.
Quel progrès!
La notion d'"unité du corps et de l'esprit" commence à apparaître sous un jour nouveau et c'est tant mieux ces dernières années en occident les psychologues et psychiatres avaient commencé à reprendre à leur compte la méditation en la décortiquant et essayant d'en faire un outil leur permettant d'affirmer leur supériorité dans le domaine intellectuel: Même s'ils affirment le contraire, cela reste "l'esprit qui domine le corps"...
Si maintenant la conscience est également dans le ventre, cet endroit qui n'est pas si noble , ça va commencer à changer les mentalités.
Surtout quand le ventre va jusqu'à "trois doigts sous le nombril" , on touche à des zones qui font peur à nombre de gens en occident.
C'est un peu près des organes génitaux.
Les intestins, on sait ce qui se passe dedans, "c'est sale".
Et puis tout ce qui se passe au niveau du bassin, en prendre conscience physiquement, comprendre comment le basculer pour arriver à la verticalité, c'est compliqué, il y a là encore beaucoup de tabous.
Il y a une expression Japonaise qui peut se traduire par: "Comment ça va sous le nombril".
Le jour où on pourra parler de cette manière en occident sans un sourire salace, les mentalités auront bien évolué.
Ah c'est bien plus simple de comprendre intellectuellement la méditation, d'ailleurs "la pleine conscience ou minfulness" l'a bien compris, avec quelques livres et des applications commerciales sur votre téléphone portable, en 5 minutes par jour, vous êtes paré pour affronter la journée.
Bien sûr on vous conseille une pratique régulière mais qui sera là pour observer toucher sentir corriger votre posture physique au quotidien, pour suivre votre progression...
Ça demande du temps et des compétences qui vont plus loin que 3 semaines de formation.
Bonne chance!

Le zen, c'est se comprendre soi même, intimement, pas intellectuellement et par là commencer à appréhender autrement le monde qui nous entoure.
Il est heureux que la science commence à valider ces traditions plusieurs fois millénaires, mais pour aller plus loin seule une vraie pratique peut vous permettre d'accéder à ce genre de connaissance.
Pour ceux qui veulent aller plus loin:
Le site du dojo zen de Saint Étienne.

Dans notre groupe zen à Saint-Etienne les 3 pratiquants les plus anciens susceptibles d'enseigner la méditation ont respectivement 15, 20, 25 ans de pratique quasi-quotidienne dans un dojo sans compter les périodes régulières de méditation intensive dans diverses sanghas qui sont de plusieurs semaines par an.
Ce sont ce genre de détails à prendre en compte quand vous cherchez à entamer la pratique de la méditation, c'est une autre approche que le promesse d'un bien-être assuré en quelques séances moyennant finance.
Nous sommes une association  loi 1901, Il n'est demandé d'adhérer à aucune philosophie, croyance, religion, hygiène de vie particulière...

jeudi 20 juillet 2017

Bouddhisme zen, méditation. Religion, spiritualité ou simplement un mode de vie.

On associe souvent la méditation zen au bouddhisme donc à une forme religieuse et de là on imagine devoir se plier à certaines règles.

Tout d'abord, il existe plusieurs branches dans le bouddhisme et chacune obéit à des critères différents, par exemple dans le bouddhisme théravada l'accent est effectivement mis sur l'hygiène de vie (végétarisme entre autre), dans le bouddhisme tibétain pour devenir lama et enseigner il faut au minimum passer par une retraite de 3 ans, 3 mois, 3 jours voire deux quelquefois.

Même dans le zen, les règles varie d'une école à l'autre. Dans le zen vietnamien pratiqué au village des pruniers, végétarisme, chasteté, vie au temple sont de rigueur pour les moines.

Dans le zen de la tradition Deshimaru, c'est encore différent, la méditation occupe la part la plus importante de la pratique, les moines et nonnes vivent pour la plupart dans le social travaillent et n'ont pas à respecter de règles particulières concernant l'hygiène de vie le célibat ou autre, ceci donne une grande liberté.

Néanmoins, pratiquer régulièrement la méditation si possible en groupe reste la règle la plus primordiale.
On parle souvent dans le bouddhisme de "sauver tous les êtres".
En vivant dans la société, on ne crée pas de différences avec les autres, on comprend les difficultés des gens.

Au dojo, à Saint-Etienne ou ailleurs, la porte est ouverte à tous, quels que soient vos opinions ou votre mode de vie. 
La règle essentielle est simplement de ne pas déranger les autres, de respecter les opinions de chacun, c'est ce qu'on entend par sauver tous les êtres, le zen n'est pas réservé à une élite.
 Si vous arrivez à respecter les travers des autres, vous pourrez également mieux comprendre et accepter vos propres défauts que vous soyez débutant ou avancé, moine, nonne ou laïc et de là vous pourrez mieux comprendre le sens de la pratique.

Enfin, pour finir quelle que soit la tradition bouddhiste à laquelle vous adhérez, il ne faut pas oublier que tous enseignants ou simples méditants, nous restons toujours des humains avec nos qualités et nos défauts et que cela n’est  un obstacle ni à la pratique ni à la réalisation.

 Pour plus de renseignements, notre site: dojo zen de Saint-Etienne.
Bon zazen à tous et à toutes.

vendredi 10 février 2017

Le dojo zen.

Alors, qu'est ce que le dojo zen ? On l'appelle également quelquefois zendo :
C'est le lieu de pratique de zazen,  la méditation zen.
Bien sûr tout endroit est bon pour pratiquer la méditation mais un lieu adapté sera plus propice au calme de l'assise, surtout si on pratique en groupe.
Pour nous qui suivons la tradition soto, la pièce principale, le dojo proprement dit est une pièce dont l'entrée est matérialisée par une poutre posée au sol qu'il faut enjamber, il y a donc une différence entre l'intérieur et l'extérieur.
Au centre se trouve un autel avec un bouddha assis que l'on salue en entrant, ce n'est pas une bête statue que l'on salue mais la représentation de la posture de zazen que tous les méditants actualisent dans ce lieu de pratique.
Ensuite, il y a quelques petites règles comme circuler dans le sens des aiguilles d'une montre, poser son coussin au sol et méditer face au mur, suivre les indications données par différents sons, pratiquer ces rituels très simples permettent de calmer l'esprit et de trouver les bonnes conditions pour nous aider à calmer les pensées et les émotions, il n'est pas demandé de croire en une quelconque philosophie ou religion mais simplement  de se concentrer sur des gestes simples qui vont nous amener à tourner le regard vers l'intérieur.
Avant d'entrer dans le dojo, on a préalablement ôté nos chaussures que l'on a rangé sur une étagère, laissé nos manteaux au vestiaire, il y a également chez nous une pièce ou l'on peut boire un thé ou un verre, partager, discuter avec les gens avant ou après la méditation.
Le dojo est à l'image du zen :  Réduit à l'essentiel, l'espace vide est préservé et mis en valeur, à nous de l'occuper par notre présence, notre concentration comme nous occupons notre propre intériorité durant le zazen...
Sous le regard attentif de Bodhidharma.

jeudi 22 décembre 2016

Ikkyû Sôjun

Voici le lien d'un article sur Ikkyû Sôjun moine zen, poète et libertin du 15° siècle. Il est très célèbre à Kyoto pour avoir été le chef de temple de Daïtokyu-ji au moment de sa reconstruction.
Ikkyu d'après un article de Agnès Giard.

Plus de renseignements sur le bouddhisme: notre site.