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mercredi 1 mai 2019

Eveil et illusions. Bonno soku bodaï.

Dans  une interview de Bernard Stiegler sur thinkerview, il est question à un moment de prise de conscience notamment sur les ravages causés par l'homme sur la planète.

 Il explique "l'otium" qui désigne la façon de vivre d'anciens légionnaires romains qui après avoir massacré, pillé durant la guerre se décide à "vivre bien" :
 Une vie simple et altruiste.

Puis il relate son expérience contemplative dans un jardin zen à Kyoto puis des samouraïs qui étaient des guerriers féroces qui fréquentaient les temples zen et qui ont participé activement à l'essor du zen et des arts qui lui sont liés tels que le jardin de pierres ou la cérémonie du thé.

Il fait également allusion à Saint Julien l'hospitalier de l'ordre mendiant qui dans son ancienne vie massacrait les animaux avant ce que Bernard Stiegler appelle une bifurcation, un changement radical de vie, lui même ancien alcoolique sait de quoi il parle.

Dans le zen on parle de "bonno soku bodaï" les illusions qui deviennent l'éveil (satori).
On utilise l'image de la glace qui change d'état pour devenir de l'eau ou de la vapeur, on dit même que plus nous avons d'illusions plus l'éveil sera grand donc pas la peine d'être un saint pour faire zazen.

Il n'est pas question de trancher avec ses illusions mais par la méditation zen laisser s'opérer la transformation.
Dans le zen que nous pratiquons de nombreux méditants qui avait une vie pleine d'addictions tenaces ont vu leur vie radicalement changé par l'assise méditative.

La méditation zen est autre chose qu'une méthode de guérison miraculeuse pour les dépressifs, une occupation pour les retraités ou une mode pour petit bourgeois en quête de mysticisme bien que tout le monde soit bienvenu.

C'est pourquoi la méditation a sa place en cette période d'effondrement.

L'éveil est à la portée de tous ceux qui en font l'effort, c'est une simple question de sincérité.

 

Patience et interdépendance.

La patience fait partie des vertus transcendante du zen, tous les adeptes de la méditation en ont appréciés la saveur.

L'interdépendance fait également partie des grands enseignements du bouddhisme, on ne grandit pas seul pour soi même mais en relation avec toutes les existences il est facile d'en faire l'expérience en intégrant un groupe de méditation.

Qui mieux que les arbres nous montrent les vertus de la patience, ils restent là à la même place des siècles durant sans faire de bruit et ne bombent pas le torse à la moindre occasion pour montrer qu'ils existent.

Dans son ouvrage la vie secrète des arbres Peter Wohlleben nous expliquent également comment ils communiquent et à quel point ils sont solidaires et dépendent des autres formes de vie pour exister.

Les arbres sont de formidables enseignants ils sont silencieux immobiles s'adaptent à toutes les conditions et prennent le temps de grandir.

C'est une vrai leçon pour les débutants que nous sommes dans le non agir toujours pressé de retourner à nos téléphones et ordinateurs au cas où nous aurions raté une information capitale durant une heure de méditation avant de nous lancer dans de formidables discours qui nous permettent de briller en société.

Nous sommes en vérité bien petits face à ces géants mais toujours prêt à les abattre pour en exploiter le bois sans remerciements ni aucun souci d'économie.

La vie secrète des arbres Peter Wohlleben:
 Un bouquin pour retrouver un peu d'humilité.

Un reportage d'envoyé spécial:
 Le secret des arbres pour un avant goût.

Bonne ballade en forêt.

En prime un article du canard enchaîné sur le  livre de Gaspard D'Allens.

A voir sur Reporterre.
https://reporterre.net/Main-basse-sur-nos-forets-le-nouveau-livre-de-la-collection-Reporterre

mardi 2 avril 2019

Méditation zen (zazen) et jeûne.

Voici un article sur les correspondances entre zazen et la pratique du jeûne, c'est simplement une observation et un avis personnel sur ces 2 pratiques.

Je pratique zazen depuis plus de 25 ans (je suis moine zen zen de l'école soto) et suite à divers problème de santé depuis 5 ans je jeûne très régulièrement à titre personnel , il n'y a aucune obligations à pratiquer le jeûne quand on a une pratique méditative quelle qu'elle soit.

Mon expérience de zazen est conséquente et suit l'enseignement d'une école particulière, celle du jeûne est plus courte personnelle et empirique.

Tout d'abord zazen est la méditation zen assise traditionnelle, immobilité et  silence en sont les piliers. 
On la pratique lors de séance collectives ou seul, on peut également effectuer des sessions intensives de plusieurs jours avec plusieurs séances par jour, ces sessions s'appellent des sesshins.

Le jeûne consiste à supprimer tout apport de nourriture, ou même quelquefois d'eau et de nourriture dans ce cas on parle de jeûne sec.

On entend parler de plusieurs styles de jeûne, quelquefois le jeûne intermittent quand il est de l'ordre de plus ou moins 16 heures, cela signifie simplement sauter un repas (il n'y a pas de quoi en faire un plat), il peut être plus long un ou plusieurs jours chaque semaine ou chaque mois par exemple.

Ensuite il y a des jeunes plus longs de plusieurs jours ou plusieurs semaines et qui sont plus occasionnels.

Donc ma pratique du jeûne est tout à fait personnelle, au dojo nous ne proposons aucune pratique liée au jeûne mais simplement de la méditation zen.

Je pratique le jeûne intermittent pendant 36 heures hebdo minimum depuis environ 5 ans.
Je jeûne également ponctuellement sur des périodes plus longues qui vont de quelques jours à plusieurs semaines.
Je pratique également le jeûne sec sur des périodes de quelques jours.

 Bien que je ne sois plus un débutant en matière de jeûne, je suis bien loin de maîtriser cette ascèse, ma plus grande leçon en la matière ne m'a pas été donné par des thérapeutes soient disant spécialistes ou par des youtubeurs intégristes mais par ma vieille chienne de 17 ans qui au moment de mourir dans un état de faiblesse extrême a cessé de boire et manger durant quatre jours afin de pouvoir me faire ses adieux avec beaucoup de joie et de vitalité avant de passer de l'autre côté...

Donc zazen consiste à arrêter de suivre ses envies de parler gesticuler suivre ses idées quelles qu'elles soient pour revenir à la pleine conscience de la respiration et le jeûne à stopper ses envies de bouffer et laisser son corps se prendre en charge.  

Dans les deux cas, on a recours à la patience pour affronter les difficultés inhérentes à chacune de ses méthodes mais surtout dès le départ il faut être capable d'abandonner bon nombres d'idées reçues si on veut persévérer.

C'est dans la remise en question, l'humilité, l'abnégation que ces deux pratiques se rejoignent ensuite il suffit de laisser faire le corps et les mérites apparaissent d'eux mêmes.

En résumé zazen consiste à arrêter de suivre ses pensées et le jeûne à arrêter de suivre ses envies de bouffer.

Pratiquant depuis assez longtemps la méditation zen le jeûne ne m'a pas semblé difficile à suivre mais par contre ces 2 pratiques sont à mon avis très complémentaires, par exemple faire zazen lors de jeûnes prolongés m'a permis d'appréhender une pratique beaucoup plus en souplesse au fur et à mesure que le corps s'affaiblit.

Si le jeûne vous intéresse voici un site très complet. 

Pour zazen c'est ici.

Et ici le lien vers un livre très simple de Bernard Clavière pour comprendre le jeûne et sortir de ses idées reçues.
 


mardi 1 janvier 2019

Bonne année 2019.

L'an passé un moine idiot.
Cette année, rien de nouveau.
Daigu Ryokan (1758-1831)

Ryokan pratiqua assidument zazen avec Maitre Kokusen au temple de Entsu-ji. Aprés la mort de ce dernier, il s'installa dans un ermitage abandonné.
Kokusen lui avait donné le nom de Ryokan, "Vaste Bonté" .

Il se donna par la suite celui de Daigu "Grand idiot".

Il aimait jouer avec les enfants et disait que c'était la plus haute forme du zen.
Après avoir vécu dans la misère toute son existence, il est considéré maintenant comme l'un des plus grands calligraphes, les originaux de ses poèmes sont devenues trésor national du patrimoine japonais.

Ma hutte est au milieu d'une forêt profonde, chaque année l'herbe folle pousse plus drue.
Aucune nouvelle des affaires des hommes. Parfois le chant lointain d'un bucheron.
Le soleil brille et je rapièce ma robe de moine. Lorsque la lune se lève,
je lis des poèmes zen. Je n'ai rien à vous dire,mes amis,
mais si vous voulez comprendre, cessez de pouchasser tant de choses.

Daigu Ryokan 

Bon zazen à tous et à toutes.

samedi 3 novembre 2018

Retraite d'hiver au dojo, anniversaire du satori du bouddha.

Du 7 au 8 Décembre au dojo 9 rue Montaigne a lieu la retraite d'hiver pour l'anniversaire de l'éveil du bouddha qui dans la tradition bouddhiste est le 8 Décembre.


Au Japon, cette sesshin d'hiver est la rohatsu sesshin, elle dure 7 jours et est pénible et éprouvante.
Voici une vidéo sur Youtube d'une sesshin dans la tradition rinzaï.

La sesshin que nous proposons est bien moins éprouvante mais reste néanmoins une période de méditation intensive et l'occasion de faire un pas de plus.

Une initiation pour les débutants est proposée à 9H45.

Le site du dojo est ici.

samedi 5 mai 2018

Jeûne et zen

Texte de
Mireille à la Chavanne ,
3 mai 2018


Je rentre juste d’une cure jeûne-randonnées d’une semaine et Bernard m’a demandé si j’avais senti un lien entre le jeûne et zazen et si je souhaitais m’exprimer à ce sujet . Cela m’a interloquée car l’endroit où je suis allée faire ce jeûne cadrait si bien avec ma façon d’être , de vivre et de penser que je ne voyais pas où relier le jeûne et le Zen . Je me disais que si j’étais allée jeûner dans une clinique suisse aseptisée , j’aurais vécu une histoire différente . Alors j’ai laissé mijoter la question , tout en me ré-alimentant doucement et en nettoyant mon jardin qui avait pris des allures de petite jungle en mon absence .
Le lieu de cure était idéal : un minuscule hameau dans les contreforts du Vercors où le goudron venait mourir , un air pur , une grande qualité de silence , chaque jour deux méditations , des exercices d’éveil corporel , des massages , un jacuzzi , de belles randos dont certaines devaient se faire en silence , beaucoup d’attention légère et bienveillante .
Ok , mais quel rapport entre ces conditions de jeûne et le Zen ?!
C’est en racontant à ma voisine mon séjour que j’ai pensé trouver une piste : quand elle m’a demandé « comment as-tu fait pour tenir si longtemps sans avoir faim ? «  et que je lui ai répondu « mais , il n’y avait rien à faire !! « . Pierre et Dominique ( les organisateurs de la cure ) nous avaient bien expliqué ce qui allait se passer dans notre organisme et que nous étions , sans le savoir , d’efficaces hommes-médecins et qu’il nous suffisait de nous laisser porter , d’être juste là , ici et maintenant , de profiter de la nature , du silence , des autres et de ….laisser faire . Ne pas être inactifs , juste laisser faire . Oh oh , ça commençait à sentir bon le chemin Zen , cette histoire-là !!
Et puis , cet encadrement particulier , ce début de privation de nourriture ou …..je ne sais pas , ont fait fondre d’emblée certaines des résolutions et idées reçues que j’avais avant de partir :
-d’abord , j’avais cessé de manger deux jours avant d’arriver là-bas , jugeant que 7 jours de jeûne pour une dure à cuire comme moi , ce ne serait pas suffisant et que j’aurais bien testé jusqu’où je pouvais tenir .
-ensuite , je m’étais promis de faire chaque jour la rando la plus longue ( 4h au lieu de 2h30 ) et juré de ne surtout pas révéler que j’avais deux prothèses de hanche , de peur que l’on ne m’en empêche ( même raison que précédemment ) .
Or , cela s’est passé tout autrement : cet arrêt d’alimentation amène le ralentissement de l’organisme et permet de tourner ses pensées vers autre chose , vers les autres , vers des zones de soi-même habituellement négligées (rien d’intellectuel là-dedans , juste être là , ici et maintenant ) ; du coup j’ai oublié totalement que j’étais venue me » tester » dans une situation inédite : certains jours , j’ai choisi en pleine conscience , avec plaisir et sans jugement sur mes capacités , de faire la petite rando ( parce que j’avais les jambes en coton , parce que l’ adorais le guide qui , ce jour-là faisait la petite rando , parce que j’avais envie d’avoir l’après-midi plus de temps rien que pour moi , parce que ce groupe était toujours le moins fourni et que ça offrait plus de silence et d’intimité , parce que … parce que …) . Sans se préoccuper de performance , du regard des autres sur mes capacités ou pas à ….., sans injonctions .
Bref , ce jeûne m’a fait lâcher prise et lâcher encore un peu plus d’ego et ce , sans que j’en prenne conscience sur le moment . Fais ce que tu as à faire , pour toi , tout en douceur et bienveillance , ne crains ni ton juge intérieur ni le regard des autres , allège-toi , laisse faire tout en restant vigilant à tout ce qui t’environne .
Le merveilleux de tout ça , c’est que pendant que se fait tout seul ce nettoyage intérieur ( physique et mental ) , il devient juste évident de se tourner vers les autres . Pour moi , ourse solitaire depuis des décennies , quelle révélation !!!! Quel soulagement , surtout au milieu de 17 inconnus !!! Et quel bonheur de réaliser que c’est aussi simple que ça !!! Que de rires et moments partagés , où l’humeur de chacun était au diapason !!!
De ce séjour , c’est la seule chose que je redoutais : vivre avec les autres ; et maintenant j’ai de beaux projets de voyages jusqu’alors étouffés .
En résumé , ce jeûne ( à refaire bien sûr ) fut le révélateur de trésors cachés qu’il était salutaire de voir apparaître de moi , le bonheur d’être avec les autre , le soulagement de ne plus me retenir à donner de la bienveillance sans craindre le rejet . Ce jeûne m’a débarrassée de fardeaux poussiéreux et inutiles (dont un peu d’ego ) et allégée pour poursuivre mon chemin de Vie d’un pas plus léger .
Paix , Joie et bonheur à tous .
Namasté

mercredi 4 avril 2018

Méditation zen et arts martiaux, embrasser les contradictions


.

Le livre zen et arts martiaux de Taisen Deshimaru m’a amené à pratiquer la méditation zen de manière quotidienne et de m’engager dans cette voie, pratiquant également assidûment un art martial Japonais nommé Aïkido, je vais essayer de faire le parallèle entre la pratique de zazen la méditation zen et les arts martiaux Japonais.
Bien sûr, zazen est basé sur le non mouvement et les arts martiaux sur le mouvement néanmoins on peut trouver de nombreux points communs.

Pour commencer voyons les points clés de la posture de zazen et essayons de les mettre en parallèle avec la pratique martiale.





La verticalité :

Ouverture et bascule du bassin :

Dans la méditation zen :

En zazen, on surélève le bassin grâce au coussin ensuite on croise les jambes, l’essentiel est d’avoir les genoux qui touchent le sol, attention de ne pas tirer sur les chevilles mais plutôt amener d’abord le genou vers la poitrine avant de commencer à croiser les jambes.
Ceci amène à la bascule du bassin, celle ci permet de tendre la colonne vertébrale et d’amener le tronc à la verticalité.
Je dirai que cette bascule est le point bas de la posture.
La difficulté est de détendre l’ensemble du bassin, donc faire attention aux points de fermeture des hanches, il faut être attentif aux points de tension à ce niveau.
On peut commencer par travailler la posture à genoux (en seiza) si l’on a des difficultés jambes croisées.
De nombreux exercices d’ouverture du bassin permettent d’améliorer ce point s’il vous pose difficulté.

Dans les arts martiaux :

On retrouve cette même bascule du bassin en position debout ou à genoux et ce dès le salut du début de la pratique, on y porte attention jusqu’au salut final.




Ouverture de la cage thoracique :


Dans la méditation zen 

Le deuxième point important se situe au niveau du milieu du sternum, il permet de ne pas creuser la poitrine et de ne pas laisser la tête partir en avant, il est extrêmement important, très souvent il n’est pas expliqué bien qu’il soit corrigé ponctuellement mais il est déterminant dans l’ouverture de la cage thoracique et est en lien avec la respiration.
C’est le point haut de la posture.
Si vous avez une difficulté à ce niveau et qu’elle persiste il est fortement conseillé de pratiquer des exercices spécifiques en plus de la méditation, il existe de nombreux exercices tirés du yoga ou du qi-gong très efficace pour corriger ce défaut.

Dans les arts martiaux :


L’ouverture de la cage thoracique est également déterminante, en Aïkido les techniques sont construites autour de mouvements d’ouverture et de fermeture de la cage thoracique et ce dès l’échauffement dans les techniques de respiration comme shin kokyu.

Le regard :

Dans la méditation zen:

Il permet de consolider la position de la tête et de poser la posture toute entière, les yeux sont
mi -clos et on ne fixe pas un point en particulier, on pose simplement le regard devant soi à 45 degrés, le but visé est de développer une bonne vision périphérique, cette vision est en rapport direct avec l’équilibre et le fait de se situer dans l’espace.

Dans les arts martiaux :

Suivant les écoles en Aïkido, on regarde ou non le partenaire, quoiqu'il en soit on ne se fixe pas sur le partenaire, le regard influe sur le placement La vision périphérique est également un point essentiel.




La détente musculaire :

Dans la méditation zen :

Relâcher toutes les tensions inutiles est la base de la méditation, surtout dans le bas du corps bassin et hanche, cette détente est indispensable pour pouvoir laisser s’installer une respiration abdominale naturelle. Il ne faut pas confondre raideur et verticalité.
Il y a une forte relation entre respiration et détente musculaire.

Dans les arts martiaux :

La détente musculaire est la clé pour avoir des techniques fluides, cette détente permet également de travailler sans se fatiguer inutilement la détente du corps permettant une respiration ample.





La respiration abdominale:



Dans la méditation zen :

On préconise de laisser descendre l’expiration jusqu’à trois doigts sous le nombril, l’expiration est plus longue que l’inspiration. Il ne faut pas essayer de contrôler la respiration mais plutôt de l’observer et la laisser prendre de l’ampleur d’elle même. La respiration abdominale permet de remplir la totalité des poumons. Le ventre se gonfle naturellement à l’inspir, contrairement à la respiration thoracique où il se creuse. Le tranchant des mains sur le bas ventre permet de sentir sa respiration tout au long de la méditation. Une fois cette respiration bien mise en place, elle se prolonge dans la vie quotidienne et permet d’affronter les stress de la vie quotidienne.

Dans les arts martiaux :

La respiration est également abdominale,
 dans les disciplines de percussion les frappes se font sur l’expiration. 
Dans  le Kendo le kiaï est une expression de l’expiration.


L’état d’esprit :


La vigilance (zanshin) :

Zanshin est une notion commune aux arts martiaux et à la méditation. Pour comprendre cette vigilance, on peut la comparer à la pleine lune qui baigne tout de sa lumière sans faire de différence.
La vigilance est plutôt passive et permet à tous les sens d’être en éveil, elle prend en compte ce qui se passe à l’intérieur comme ce qui se passe à l’extérieur. Même si dans la méditation zen on préconise de tourner le regard vers l’intérieur, ce n’est pas pour autant qu’on doit se couper de l’extérieur par exemple en fermant les yeux.


En conclusion :

Voilà, quelques points communs à des disciplines différentes viennent d’être développés.
Ensuite il faut bien comprendre que seules de longues heures de pratique dans le dojo permettront de les expérimenter et de les comprendre plus profondément.
Zen et arts martiaux ont le mérite de pouvoir être expérimentés jusqu’à un âge très avancé si ils sont pratiqués correctement.










jeudi 20 juillet 2017

Bouddhisme zen, méditation. Religion, spiritualité ou simplement un mode de vie.

On associe souvent la méditation zen au bouddhisme donc à une forme religieuse et de là on imagine devoir se plier à certaines règles.

Tout d'abord, il existe plusieurs branches dans le bouddhisme et chacune obéit à des critères différents, par exemple dans le bouddhisme théravada l'accent est effectivement mis sur l'hygiène de vie (végétarisme entre autre), dans le bouddhisme tibétain pour devenir lama et enseigner il faut au minimum passer par une retraite de 3 ans, 3 mois, 3 jours voire deux quelquefois.

Même dans le zen, les règles varie d'une école à l'autre. Dans le zen vietnamien pratiqué au village des pruniers, végétarisme, chasteté, vie au temple sont de rigueur pour les moines.

Dans le zen de la tradition Deshimaru, c'est encore différent, la méditation occupe la part la plus importante de la pratique, les moines et nonnes vivent pour la plupart dans le social travaillent et n'ont pas à respecter de règles particulières concernant l'hygiène de vie le célibat ou autre, ceci donne une grande liberté.

Néanmoins, pratiquer régulièrement la méditation si possible en groupe reste la règle la plus primordiale.
On parle souvent dans le bouddhisme de "sauver tous les êtres".
En vivant dans la société, on ne crée pas de différences avec les autres, on comprend les difficultés des gens.

Au dojo, à Saint-Etienne ou ailleurs, la porte est ouverte à tous, quels que soient vos opinions ou votre mode de vie. 
La règle essentielle est simplement de ne pas déranger les autres, de respecter les opinions de chacun, c'est ce qu'on entend par sauver tous les êtres, le zen n'est pas réservé à une élite.
 Si vous arrivez à respecter les travers des autres, vous pourrez également mieux comprendre et accepter vos propres défauts que vous soyez débutant ou avancé, moine, nonne ou laïc et de là vous pourrez mieux comprendre le sens de la pratique.

Enfin, pour finir quelle que soit la tradition bouddhiste à laquelle vous adhérez, il ne faut pas oublier que tous enseignants ou simples méditants, nous restons toujours des humains avec nos qualités et nos défauts et que cela n’est  un obstacle ni à la pratique ni à la réalisation.

 Pour plus de renseignements, notre site: dojo zen de Saint-Etienne.
Bon zazen à tous et à toutes.