dimanche 3 février 2019

Vacuité et vie quotidienne.

Divers enseignements contenus dans les textes zen et bouddhistes ont pour thème la vacuité et sont bien souvent très obscurs pour la plupart d'entre nous. 

Dogen parle dans le shobogenzo de l'enseignement des objets inanimés et donne des exemples concrets sur la façon de les agencer et sur l'impact qu'ils ont sur nous.

Voici deux ouvrages plus récents qui traitent aussi de vide et de rangement, l'un d'une Française, l'autre d'une Japonaise. 

C'est un peu répétitif mais ce livre est une bonne approche pour  se remettre en question et s'apercevoir qu'en désencombrant son intérieur on remet également de l'ordre dans son esprit.
On trouve dans ce livre de nombreuses citations zen.

Et également "la magie du rangement" de Marie Kondo notre rapport aux objets vu par une Japonaise et une méthode pour arriver à trouver de la joie dans le rangement.
Le rapport aux objets dans la tradition Japonaise peut en dérouter certains mais c'est très intéressant. 

Pour faire le vide en  soi c'est ici.


Permaculture, potager, jardin zen.

Un bilan de notre potager pour cette saison 2018 que nous exploitons depuis le printemps 2017.

Tout d'abord nous avons depuis l'automne 2017 fait des terrasses pour que le potager soit plus facile d'accès et exploitable dans sa totalité.

Nous avons au printemps évacué l'ancienne cabane qui s'était écroulé et construit une nouvelle en bois.

Les tailles du merisier à l'entrée du potager et des arbres alentours nous ont permis de fabriquer du BRF (bois raméal fragmenté) que nous avons étalé l'hiver dernier sur la totalité du potager, nous avons recommencé cet automne.
La totalité du potager a été paillé avec du fumier de cheval en Janvier 2018.

En octobre nous avons créé une butte autofertile sur une nouvelle partie du potager qu'on nous a laissé ce printemps, des châssis froids sont en cours de préparation à cet endroit pour les semis de printemps.

Nous avons au printemps planté des fèves, haricots sabres, petit pois, courges, tomates, poireaux, betteraves, choux qui ont fait la joie des limaces au printemps, peu de rescapés, les détails sont sur le lien en bas de page.

Par contre, nous avons eu énormément de pêches (21 kilos de confitures), du raisin, des figues en quantité et quelques noix.
Et également quelques tomates, des potimarrons, des haricots sabres, fèves, petits pois, poireaux, une betterave et au printemps du cassis, des framboises et quelques fraises.

Voilà, nous apprenons petit à petit à exploiter ce potager sans engrais chimiques ni pesticides.


mardi 1 janvier 2019

Le don dans le zen.

La terre et le ciel donnent. L'air, l'eau, les plantes, les animaux,
les êtres humains, tous se font réciproquement des dons.
Nous vivons dans une inter-relation de dons.
Il est sans importance que quelqu'un soit reconnaissant ou non.
Kodo Sawaki (1880-1965)

 En début d'année, dans les temples zen il y a la traditionnelle cérémonie du fuse où l'on peut faire un don pour aider à la pratique.

Le don (fuse) fait intimement partie de la pratique du zen et du bouddhisme en général.
Il fait partie des 6 perfections ou paramitas qui sont pratiquées par le boddhisatva pour atteindre l'autre rive.
En plus du don, on a les préceptes, la patience, l'énergie, la concentration et la sagesse.

Le don n'est pas seulement matériel, on peut faire don de sa méditation quotidienne à tous les êtres et ne pas la considérer comme une pratique égoïste.
On peut également faire don de son travail, de sa joie de vivre...

Dans ses commentaires du shodoka Kodo Sawaki considère que ne manger que ce qui est nécessaire sans désirer plus, y compris quand on est invité est un don.

Bref, la pratique du don n'est pas seulement matérielle mais nous laisserons néanmoins au dojo une boite à fuse pour ceux désirant pratiquer le don de cette manière.




Bonne année 2019.

L'an passé un moine idiot.
Cette année, rien de nouveau.
Daigu Ryokan (1758-1831)

Ryokan pratiqua assidument zazen avec Maitre Kokusen au temple de Entsu-ji. Aprés la mort de ce dernier, il s'installa dans un ermitage abandonné.
Kokusen lui avait donné le nom de Ryokan, "Vaste Bonté" .

Il se donna par la suite celui de Daigu "Grand idiot".

Il aimait jouer avec les enfants et disait que c'était la plus haute forme du zen.
Après avoir vécu dans la misère toute son existence, il est considéré maintenant comme l'un des plus grands calligraphes, les originaux de ses poèmes sont devenues trésor national du patrimoine japonais.

Ma hutte est au milieu d'une forêt profonde, chaque année l'herbe folle pousse plus drue.
Aucune nouvelle des affaires des hommes. Parfois le chant lointain d'un bucheron.
Le soleil brille et je rapièce ma robe de moine. Lorsque la lune se lève,
je lis des poèmes zen. Je n'ai rien à vous dire,mes amis,
mais si vous voulez comprendre, cessez de pouchasser tant de choses.

Daigu Ryokan 

Bon zazen à tous et à toutes.

vendredi 14 décembre 2018

Méditation zen, les différents états de conscience.


 Zazen, la méditation zen.
 Elle est difficile à définir car la plupart des gens voulant pratiquer la  méditation sont victimes d'un effet de mode et mettent beaucoup d'espoirs futiles en vue d'un bonheur futur ou se complaisent dans les évènements passés. 

Dans le zen on parle des trois mondes : Le passé, le présent et le futur.

 La notion d'ici et maintenant est facile à comprendre intellectuellement mais est très ardue dans la réalité.

C'est pourquoi pratiquer avec le corps et apprendre à se connaître soi même est très important, la pratique en groupe est vivement conseillée, nous allons voir pour quelles raisons.

Voici pour aborder le sujet un court verset d'un texte zen avec des extraits des commentaires de Kodo Sawaki, un maître zen du XX° siècle.

Dans le rêve, on distingue clairement les six destinées.
Après l'éveil, tout est vide, il n' a même plus d'univers. 
 (verset N° 7 du shodoka de Yoka Daishi)

Dans ses commentaires Kodo Sawaki débute par les passions qui surgissent durant la méditation zen.

On s'assoit pour s'éveiller et on est assailli par des pensées qui nous semblent souvent absurdes ou déplacées, le conseil est de les laisser passer, il n'y a pas de différences entre éveil et illusion.

Il parle des différents états de conscience, les conditions d'existence de l'être humain il les nomme également chemins ou destinées.

On en distingue six:

L'état infernal quand zazen devient une torture physique ou mentale.
Quand on pratique seul c'est le moment où on arrête la méditation ou alors on la remet à un autre jour où l'on se sentira mieux, ce type de pratique ne va jamais très loin.

L'état avide où on est obsédé par le gain .
Le vrai zazen est sans but ni esprit de profit. Ben oui, ça ne sert à rien, vous imaginiez devenir riche en vous asseyant sur un coussin.

L'état animal où seul importe le sexe et la nourriture.
Une bonne séance méditative vous apprendra la patience.

L'état guerrier ou colérique où prédomine le désir d'être plus fort que les autres. Venir  au dojo vous permettra de tester les limites de la compétition avec autrui.

L'état humain ou ordinaire quand on aime paraître et posséder, le statut social est important.
Au dojo, on pratique tous ensemble, sans distinction sociale.

L'état céleste quand on recherche l'extase, un état spécial.
 C'est ce que cherche généralement les gens dans les méthodes modernes, ils veulent à tout prix se sentir bien, la méditation devient une espèce de drogue douce, généralement on préfère être seul pour se complaire dans cet état.

Ce sont là les six états inférieurs, Dogen (1200-1253) en a écrit un poème : 

"Homme stupide, tu piétines dans les six chemins sans aller droit au but."

Pendant zazen, on peut comprendre les six destinées et aller au delà des apparences.

Alors prêt à faire un pas de plus?

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dimanche 9 décembre 2018

Le zafu (prononcez zafou), le coussin de méditation zen.


Le zafu, coussin de méditation.
Ce coussin est très certainement le seul accessoire indispensable à la méditation, bien sûr nous en prêtons aux personnes qui viennent pratiquer mais si vous persévérez dans la méditation, cela vaut le coup d'en acquérir un.

Il deviendra votre compagnon sur la voie du zen.

En Inde à  l'époque du bouddha Shakyamuni, on confectionnait des coussins avec des herbes sèches.

Il est là pour aider à la bascule du bassin. Son principal avantage est que vous pourrez en changer la hauteur en ajoutant ou en retirant du kapok (fibre végétale servant au rembourrage des coussins et matelas). De cette manière vous adapterez votre coussin à votre posture qui évoluera tout au long de votre pratique.

Les petits bancs de méditation n'ont pas cette possibilité.

Bon zazen.


vendredi 16 novembre 2018

Le zen des profondeurs.

Ça fait toujours plaisir de voir qu'il n'y a pas que le zen qui  parle de détente, relâchement, lâcher prise et que surtout notre corps est parfait et détient la solution.
Guillaume Néry est un apnéiste Français qui avec passion parle de qui se passe entre expiration et inspiration.