samedi 14 juillet 2018

Mais d'où vient cette douleur ?

Cet article est la suite de : Méditation zen, placement et ouverture du bassin.

Mais d'où vient cette douleur ?

Cette phrase célèbre du zen est attribuée à Gensha, un moine qui s'est éveillé en se blessant un orteil contre un caillou.

Tous ceux qui expérimentent la méditation assise sont confrontés à diverses douleurs et tensions, notamment lors des sesshins (périodes de méditation intensive).

Voici pour se faire une idée un lien du site "un zen occidental traitant du sujet de la douleur en zazen".

Bien sûr il n'est pas question de se mortifier dans la méditation ou d'en faire une pratique masochiste mais il faut bien comprendre que l'assise vous fera également comprendre dans quel état se trouve votre corps, en fait vous risquez de faire le même constat en faisant n'importe quelle activité physique.

Gichin Funakoshi  fondateur du karaté est mort à 89 ans, il a gardé une excellente condition physique jusqu'à un âge très avancé.
Quand on lui a demandé son secret, il a déclaré avoir eu la chance d'avoir des escaliers dans sa maison.

En occident, le corps est méprisé, peu de gens ont une activité physique régulière, le travail manuel est très mal considéré. Quand on médite pour de vrai, s'il a été délaissé trop longtemps le physique nous rappelle à l'ordre.

Souvent on entend chez les pratiquants engagés "seulement zazen" et c'est vrai que cette pratique peut se suffire à elle même mais si on a vraiment perdu le contact avec son corps alors ça peut-être difficile de se reconnecter.

Pour faire simple, il faut en priorité retrouver le contact avec la partie inférieure de son corps le  ventre, le bassin, les jambes.

C'est pour cette raison que la marche est déjà un bon exercice qui permet de "revenir les pieds sur terre".

Ensuite, ne pas oublier que tout le travail méditatif se fait en détente et en souplesse, c'est la seule solution pour éviter douleurs et tensions inutiles.
La respiration vous sera fort utile également pour comprendre la détente.

Il faut faire la différence entre les douleurs chroniques qui sont dus pour les pratiquants réguliers à une mauvaise compréhension de la posture et les douleurs aigues.

 On peut citer pour les douleurs chroniques celles sur la face interne du genou ou sur la cheville quand on a mal compris zazen et qu'on fait forcer genoux et chevilles alors qu'on devrait travailler la souplesse et le placement du bassin et pour les douleurs aigues celles du style crampes qui nécessitent de décroiser temporairement.

Bien sûr, pratique en groupe et pratique en solitaire sont deux choses différentes. Partages, conseils et échanges font la différence.

La patience et la régularité sont également des vertus à cultiver si vous voulez avancer dans la pratique.

Et pour finir  la voie est sans but et sans fin, même après de longues années de pratique quotidienne vous aurez toujours la surprise de connaître des aspects de la méditation que vous ne connaissiez pas.







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