mercredi 7 octobre 2020

Porter un masque mais respirer.

Puisque apparemment notre gouvernement est décidé à nous faire porter le masque pour des mois voire des années, il est peut être bon de donner quelques explications sur la respiration abdominale qui est à mon sens la meilleure façon de respirer en général.

La respiration ventrale est celle pratiquée durant la méditation, elle est différente de la respiration thoracique qui ne remplit que la partie haute des poumons, c'est également la respiration des bébés, on peut les voir respirer avec le ventre qui se gonfle largement et sans effort.

Tout d'abord l'erreur la plus courante quand on porte le masque est de penser que l'on respire mieux par la bouche à cause de la sensation d'étouffement que l'on éprouve. En fait il vaut mieux respirer par le nez calmement et laisser se remplir et se vider complètement les poumons. On a alors la sensation de pousser sur les intestins à l'expiration. C'est un bon exercice à pratiquer même quand on marche rapidement, car c'est ce moment là que l'on a tendance à respirer par la bouche pour aspirer plus d'air.

C'est cette respiration que nous pratiquons durant la méditation et que nous pouvons encore continuer durant la journée, enfin tant que ce sera encore autorisé...

Plus de renseignements sur les masques ici.

 

vendredi 25 septembre 2020

Zazen : Force et sagesse.

 Il y a quelques années, la responsable du dojo zen de Marseille avait affiché sur la porte d'entrée "Zazen : Force et sagesse"

Cette nonne zen avait été militaire de carrière et elle avait un caractère bien trempé.

Elle avait bien compris ce qu'était la force qui découle de la pratique de la méditation et elle n'hésitait pas à la mettre en avant sans agressivité.

Pour la plupart des gens y compris de certains pratiquants, la méditation est une technique pour aider les gens dépressifs trop faibles pour résister à la pression de notre civilisation de plus en plus inhumaine.

L'aspect de la forte énergie qui découle de la pratique est totalement mise à l'écart tout simplement parce que les gens refusent de pratiquer réellement, ils veulent rester dans leur zone de confort, le moindre inconfort ou petite douleur durant l'assise est le prétexte pour arrêter. 

Pratiquer en groupe au dojo est différent, on ne contrôle pas le temps de la méditation et la première règle du zen est de ne pas déranger les autres alors ça devient plus difficile de s’arrêter, de partir et de se plaindre. Par contre on peut profiter de la force du groupe de méditants. C'est difficile pour l'égo qui aime bien se distinguer des autres et se croire le plus important.

La force, l’énergie issue du zen est aussi importante que la sagesse ou la compassion. C'est souvent difficile à comprendre pour les occidentaux qui pensent que les bouddhistes sont des faibles, ils vont jusqu'à faire l'amalgame avec la religion chrétienne qui recommande de tendre l'autre joue quand on prend une baffe.

Dans le zen, une voix assurée, un regard clair et sans détour sont des qualités qui découlent de l'assise en silence.

Pratiquer la méditation zen amène naturellement à retrouver confiance en soi sans le désir de dominer les faibles ou de se soumettre devant les forts comme c'est la mode dans notre société. La force du zazen est à mettre aux services des autres.

 Elle permettra également de garder la tête froide en ces temps troublés où la peur a pris le dessus sur la raison.

Que la force soit avec toi !

Pour passer le pas, c'est ici.


 

 

 

vendredi 11 septembre 2020

C'est la rentrée au dojo !

 Nous proposons une initiation à la méditation le 12 septembre si vous voulez vous recentrer sur vous même et expérimenter la non peur.

Bien sur, ceci est destiné aux personnes désirant expérimenter le regard intérieur.



lundi 6 juillet 2020

Stage d'été du 25 au 29 août.

Camp d'été du 25 au 29 août et initiation pour les débutants le 29 août.
Tous les détails sont sur l'affiche.


vendredi 1 mai 2020

Méditation zen : La non peur en pratique.




Que dire de cette période que nous vivons ?
Pas grand-chose, la seule certitude est que la peur a pris le contrôle du monde et que ça va être difficile de retrouver la raison.

Depuis des années, on nous contrôle pour notre sécurité, de dérives sécuritaires en dérives sécuritaires nous sommes arrivés dans une vraie dictature.
Tout le monde le nie, mais non c’est pour notre sécurité !
Apparemment tout le monde est prêt à rester enfermé, à ne plus se toucher ou se parler, tout le monde est prêt à se cacher derrière son petit doigt.

On parle quelquefois de zazen comme la posture de la non peur.
L’origine du bouddhisme est cette posture de méditation que le bouddha originel a proposé aux hommes pour sortir de la souffrance : Pour accepter l’impermanence.

Accepter l’impermanence c’est accepter que tout ce qui a un début a une fin, en gros c’est accepter de mourir, de changer.

Pratiquer zazen c’est mettre en pratique cette réalité, arrêter de rêver au monde d’après ou au retour du monde d’avant comme le désirent certains qui veulent faire  de l'argent comme avant la crise.

Alors ça s’apprend, ça se pratique, ça se partage.
Pour ça il faudra accepter de sortir de sa zone de confort, de ses petites idées toutes faites derrière ses gestes barrières, ses masques et son égoïsme.

mardi 7 avril 2020

Zen et changement.

 Vous qui cherchez le chemin je vous en prie ne perdez pas le moment présent.
Sekito Kisen
Il y a quelques temps encore nous pensions que démocratie, liberté de circuler et autre étaient des acquis solides et puis en l'espace d'une loi tout cela a disparu.
On parle d'effondrement depuis quelques années mais personne ne s'attendait à une chose pareille.
C'est là ce qu'on appelle dans le zen l'impermanence notre monde est en train de s'écrouler et nous n'avons aucun moyen de contrôle.

Alors cette phrase de Sekito prend tout son sens maintenant il faut réellement se résoudre à accepter le changement sinon notre zazen ne sera que regret d'une époque révolue.

Comme tout le monde je pense j'ai eu du mal à accepter la privation de liberté et le régime autoritaire auquel nous sommes soumis maintenant il a fallu passer par des mouvements de colère et de révolte.

Accepter l'instant présent est retrouver l'espoir que les choses vont changer et que nous serons capable de nous y adapter. C'est essentiel maintenant et c'est avec cet état d'esprit que nous devons désormais pratiquer la méditation assise si nous voulons avancer sur le chemin .

Jeûne méditation et confinement.

En ces temps de confinement j'ai trouvé qu'il était opportun de faire un jeûne, étant donné que nous ne pouvons plus pratiquer ensemble au dojo.
Depuis plusieurs années je pratique le jeûne et j'y trouve de nombreux points communs avec zazen en termes de lâcher prise et de détente musculaire.
Au cours de mes premiers jeûnes longs j'avais de grosse difficulté à méditer mon corps devenait très raide la posture était très inconfortable puis petit à petit j'ai appris à me détendre autrement, plus profondément et zazen est devenu à nouveau accessible.
Maintenant je peux même pratiquer divers exercices d'assouplissement et continuer à progresser durant le jeûne.
Quand on jeûne on dispose de moins d'énergie celle ci étant réservée au travail d'autolyse alors il faut aller moins vite moins fort et de cette manière le corps peut s'assouplir se détendre un peu à la manière du hata-yoga où on va au maximum d'une tension raisonnable puis on laisse faire et on peut sentir les muscles se détendre un peu plus.
Alors évoluer au ralenti devient un avantage conséquent et la concentration prend une autre dimension, la conscience de la respiration change profondément  les pensées deviennent plus claires et on va à l'essentiel.
Bien sûr comme zazen cela demande du temps et de la répétition.
Dans le zen comme dans le jeûne l'économie et la simplicité sont de grandes vertus à cultiver.
J'ai pris mon dernier repas le 22 mars au soir.
La rupture du jeûne a eu lieu le lundi de pâques 13 avril au soir soit 22 jours de jeûne.
Ceux qui ne connaissent rien au jeûne et qui s'y intéresse trouveront sur ce site des tonnes de renseignements et retours d'expérience.