lundi 12 mars 2018

Zen et Reiki : quels points communs ?


Ecrit par Yann, praticien Reiki.
En tant que pratiquant de zazen, vous avez certainement entendu parler au moins
une fois de Reiki, cette méthode de soin énergétique par imposition des mains
redécouverte à la fin du XIXe siècle au Japon par le prêtre bouddhiste Mikao Usui.
Pas étonnant, car Zen et Reiki s’enracinent tous deux dans la tradition du
bouddhisme japonais. Mais au-delà de cette parenté commune, quels
rapprochements concrets peut-on faire entre ces deux pratiques ?
Personnellement, j’observe plusieurs points qui tendent à lier Zen et Reiki. Tout
d’abord, à l’instar du Zen, le Reiki considère l’être dans sa globalité. Il vise à favoriser
la guérison à tous les niveaux : en calmant les tensions et douleurs physiques, en
apaisant le mental (flux des pensées) voire en aidant au déploiement de la
conscience spirituelle. On dit généralement qu’il s’agit d’une méthode de soin
holistique. Attention : elle ne remplace pas un soin médical, mais intervient
seulement en complément de celui-ci.
Le Reiki est également une voie qui relie le praticien à sa propre intériorité. Or ceci
n’est pas sans évoquer la phrase de Maître Deshimaru (in « La pratique du Zen) :
« la nature divine, c’est en vous qu’elle existe, et que vous la découvrez ». Autrement
dit, le guérisseur est en nous, il suffit de l’y chercher !
Lors d’un soin, le praticien Reiki se met dans un état de conscience qui proche de
celui de Zazen. En effet, le Reiki consiste, comme son nom l’indique (Rei : universel,
Ki : énergie), à capter l’énergie universelle et à la restituer par les mains à la
personne qui reçoit le soin. En clair, le praticien n’est qu’un tuyau, et pour qu’un
tuyau laisse passer ce qui le traverse, il doit présenter le moins d’ostacles possible.
Ici, les obstacles peuvent être les pensées, les peurs, les doutes… Un mental calme
permet donc au praticien de se situer davantage dans l’être que dans le faire, d’être
bien conscient qu’il est là pour laisser passer le Reiki et rien d’autre. On le voit bien,
en aucun cas les manifestations intempestives de l’ego (ruminations, orgueil…) n’ont
leur place ici.
Pour être un canal efficace, le praticien reiki doit également adopter une bonne
posture laissant circuler l’énergie librement. Il doit agir, comme en Zazen, dans le
silence et l’immobilité. Bien entendu, ce silence et cette immobilité sont ici relatifs, car
des déplacements sont nécessaires pour effectuer le soin et des échanges verbaux
possibles avec la personne qui reçoit.
Par ailleurs, préalablement au soin, le praticien doit se mettre en lien avec le cosmos,
en vue de s’harmoniser avec les énergies de l’univers. En cela, il rejoint le méditant
Zen qui, par l’assise silencieuse, tend également à « devenir la montagne, la fleur,
l’eau, le nuage ».
Je conclurai cette courte réflexion sur un dernier point commun : Zen et Reiki sont
résolument des voies simples. On peut les résumer en quelques phrases, si ce n’est
en quelques mots. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient faciles ! Elles
requièrent toutes deux une longue pratique (bien plus que de la théorie), mais, au
bout du chemin, une lumière brille et ne s’éteint jamais.

Pour contacter Yann: 06 85 75 42 95

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